
La chromatographie est une technique permettant de séparer plusieurs constituants d’un mélange en les faisant migrer, sur une phase immobile, par une phase liquide ou gazeuse.
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- Ambivalence
- La Loi du Silence
- Chromatographie – Interlude I
- Paraîtrait
- Yaméa
- Une Jupe et des Collants
- Invisible
- J’aime la Basse à la Base
- Les Autres
- Monstres Sacrés – Interlude II
- Colère
- Colomb de Thanathée – Interlude III
- Contraires
I – AMBIVALENCE


J’crève, dans mes errances qui passent.
J’laisse tous les immenses qui tassent.
J’traine dans des souvenirs fugaces.
J’flaire mes rêves pieux dans des traces.
Freine, le temps s’étire et place.
Veine, demain nous brise en races…
Merde… J’ai choisi l’Ambivalence.
Laisse tous les soupires qui cassent le reste.
Briller n’est rien qu’une vie de traitre,
Danser n’est pas la voie de l’Être.
Alors oublie ces rêves de faire le temps,
De plaire aux gens.
Tu sais, vraiment,
La vie nous ment,
Alors baise l’avant.
Demain ne sera qu’une ambivalence.
J’passe tout mon temps
A chercher l’avènement
Qui m’sortirait vraiment
De cette île aux caïmans.
Mais tu sais j’suis pas grand,
J’passe ma vie en rampant
Pour éviter salement
Vos regards incessants.
J’file sans détour
Au-delà des parcours
Imposés par vos tours
Pour garder vos atours.
Mais ce temps est levé,
Nous allons nous armer
Pour ces rêves supprimés
Qu’on nous a confisqué.
J’crève dans mes errances qui passent
A enfumer l’futur d’idées noires
Pour mieux nous ravager.
Trop d’silences empilés
Dans des caves isolées
Sans trace d’Humanité
Pour garder le passé.
J’laisse tous les immenses qui tassent
Nos idylles de flemme en vrac
Dans des caisses qu’ils cassent
Pour soigner leur trac.
Merde, j’sens mon cœur qui bat,
L’Ambivalence se rit de moi,
Autant reprendre un verre
Pour finir bien plus bas que ça.
Ambivalence.
Merde.
Le monde est Ambivalence.
Merde.
Ambivalence.
Le monde est Ambivalence.
J’traine dans des souvenirs fugaces
A checker si le temps s’efface.
Peut-être afin d’laisser ma trace
Ou bien pour que mes peurs s’effacent.
J’sais pas si l’vent s’étire et casse.
J’attends qu’on vienne m’offrir ma place
Mais tout c’qu’on me donne c’est des putains d’angoisses,
Demain nous brise en races.
J’traine sur des boulevards
Priant trouver une cause à ça.
Tu sais qu’attendre ne nous va pas.
Dégaine ton arme et envole toi.
Tes rêves valent mieux que ces grands lâs
Qui nous opprime sans aucun droit…
Demain est beau,
Demain est roi,
Demain est grand,
Demain c’est toi.
Ambivalence.
Merde.
Le monde est Ambivalence.
Merde.
Ambivalence.
Le monde est Ambivalence.
J’crève, dans mes errances qui passent.
J’laisse tous les immenses qui tassent.
J’traine dans des souvenirs fugaces.
J’flaire mes rêves pieux dans des traces.
Freine, le temps s’étire et place.
Veine, demain nous brise en races…
Merde… J’ai choisi l’Ambivalence,
Pourquoi tout l’monde est Ambivalence ?
Laisse le Silence, faire son test.
Tu glisseras le long, de ces textes.
Tu peindrais nos noms sur des fresques,
Tu baisseras le son de ces traitres.
Affutant ta lame de pécheresse,
Tu lèveras ton glaive de paresse.
Tu briseras nos sons de tes lèvres,
Le Monde sombrera de nos vengeances fières.
II – LA LOI DU SILENCE

Tu connais la Loi du Silence ?
Silence… Ferme ta gueule et pense !
En silence… Ferme ta gueule et pense !
En silence… Ta gueule ! Pense !
Silence…
T’as brisé ton crâne vide sous un arbre dorée
T’as laissé ton âme triste dans ce ruisseau sacré
T’as fugué en van gris sur cette route abimée
Traquant la calme vie, en priant de repenser.
T’as éteint la flamme… A quoi bon perdurer ?
Si l’Humain ne reste rien, tu préfères le quitter.
Si le monde est d’or, toi, t’as choisi de vivre argenté.
T’as bu bien trop d’charmes pour pouvoir remarcher droit.
T’as aimé bien trop d’femmes et même des hommes que t’assumes pas.
A trop marcher dans les clous, tu t’rends compte que t’avance pas.
Si la vie c’est être vous, alors tu changes côté du moi.
Y’a trop d’soleils à explorer pour découvrir la vérité,
Trop d’veilles à réveiller pour que demain devienne parfait…
Alors ça y est, c’est décidé,
T’as choisi la Loi du Silence pour commencer à exister !
C’est quand les petits dorment
Que les grands se réveillent
C’est quand la flamme s’éteint que l’incendie sommeille
C’est quand nous nous taisons, que nos rêves se rebellent
C’est sans un bruit de fond que tu vies sans réveil.
A quoi bon vivre en gueulant, si les choses sont si belles ?
Combien de temps encore vivras-tu sans éveil ?
Eveillons nos sens dans une pluie de merveilles
Pour que nos lubies deviennent des silences réels.
Silence… Ferme ta gueule et pense !
En Silence… Ferme ta gueule et pense !
En Silence… Ta gueule ! Pense !
Silence !
T’en as bouffé des montagnes, à te perdre dans les étoiles.
T’as tripé sur toutes les plages, te noyant dans les orages.
T’as vogué sur des nuages, en fumant tous les outrages.
Capitaine sans équipage, t’as même oublié ta rage !
Mais Silence est asocial, tu voulais la perle rare,
Quand t’as rencontré cette dame, imprévu de ton histoire.
Faire l’amour dans vos cauchemars, rêvant d’éclaircir le noir,
Du Silence de vos mémoires, chuchotant l’espoir de vos prochaines danses…
Elle t’a fui,
Sans un bruit,
Dans la nuit,
Comme tu lui avais appris.
C’est le jour où la Loi du Silence t’a trahi…
Et t’as repris ton voyage, laissant ton esprit en cage
Tu t’appuis sur ton bagage, tentant de tourner la page
Mais ton âme nue se détache, sa sœur de nuit qui l’attache
Dans un sursaut de courage, tu voudrais briser ta cage
Pour enfin croire en ta rage, lors de cet ultime voyage
Espérant saisir la marge, dans ce roman de ravage
Dans lequel Silence se pâme d’avoir brisé ton ouvrage
Gommant tes rêves au cirage, à coup d’pioche dans l’espérance.
Aujourd’hui, plus rien n’t’atteint, t’as perdu ta rage de vaincre.
Tu t’enfonces dans des ravins, coule sous des litres de vin,
Hurlant Silence comme un drame, brisant la vie sur ton crâne
Priant les dieux dans les flammes qui brulent dans ton cœur profane.
Une fleur fanant tes orgasmes dépendant de tous les charmes
Qui tranchent le son de tes larmes, avec leurs criantes lames
Qui scintillent dans les arbres
Qui enfoncent les racines de tes cris dans un immense silence…
Ferme ta gueule et danse…
En silence…
Oublie tes outrances.
T’es parti…
Dans un bruit…
La Loi du Silence t’a brisé dans un dernier cri.
III – CHROMATOGRAPHIE – INTERLUDE I

La chromatographie est une technique permettant de séparer plusieurs constituants d’un mélange en les faisant migrer, sur une phase immobile, par une phase liquide ou gazeuse. Cet article présente les principaux types de chromatographie, avec leur principe de séparation et leurs principales indications. Il propose, en dernière partie, une comparaison de ces différentes techniques.
La chromatographie est une technique séparative analytique et/ou préparative. Elle consiste à faire migrer les constituants à séparer sur une phase stationnaire immobile, à l’aide d’une phase mobile, liquide ou gazeuse, de nature différente. Chaque molécule sera plus ou moins rapidement entraînée selon son affinité pour, respectivement, la phase stationnaire et la phase mobile, permettant la séparation des différents constituants présents.
À partir de ce principe très général, il existe de très nombreux types de chromatographie en fonction de la nature de la phase stationnaire, de la nature de la phase mobile, et de la nature des interactions entre ces phases et les molécules à purifier.
IV – PARAÎTRAIT

Paraîtrait qu’la vie nous lasse
[-]
Paraîtrait qu’le temps s’efface
[-]
Paraîtrait qu’on se prélasse,
A chercher nos rires en traces.
Paraîtrait qu’l’Humain se tasse,
Brisant ses lubies en masse.
On a tous bien trop d’merveilles,
Toutes tapies sous l’soleil,
Qui s’exultent dans nos rêves,
Qui nous tresse dans notre éveil.
Paraîtrait qu’on ne sait guère
Lier l’amour à la colère
Paraîtrait que l’on sommeille
D’une pénombre sans nouvelles.
J’ai ptêtre bouffé la naïveté,
Ptêtre trop foi en mes idées
Tant qu’mes paupières s’ront levées,
On nagera dans l’oisiveté.
Tu sais…
Réfléchir, c’est pas gagner.
Alors, allonge-toi contre les parois de nos rêves feutrés.
Ne reste pas
Ne sombre pas
Ne t’endors pas
Et tu verras
Le temps fini toujours par changer,
Toujours par gagner.
Va…
Tu déneigeras ce ciel trop chargé.
Ne t’en va pas
Ne tombe pas
Ne pleure pas
Et tu verras.
A trop fuguer dans les orages,
T’apprendras à fuir la rage.
J’allumerai tous tes ouvrages
Aux sommets de nos nuages.
Paraîtrait qu’la joie nous lâche
Paraîtrait qu’le beau nous lasse
Paraîtrait qu’rêver vous fâche
Paraîtrait qu’on vous efface…
Paraîtrait qu’envie est frêle,
[-]
Paraîtrait qu’la vie est belle
[-]
Paraîtrait qu’on nous enlève
Tous les soupirs de nos vers.
Paraîtrait qu’on se soulève
Contre nos vies délétères.
Parfois…
Quand le ciel éclair éclaire,
Je m’exaspère de mes chimères
Dans les hivers de mes prières
Qui passe le temps à trop diviser [-]
Trop supprimer [-].
J’ai ptêtre la foi de retrouver
Tous les envers de ma vie trop récitée.
Ptêtre pas trop d’sourires enviant
Mes rêves habités par tes lèvres.
Ptêtre pas trop d’supplices,
Ecran d’nos sens affutés par l’éveil.
Trop d’envies à décimer l’horreur qui palie ton honneur.
Un sombre orage de cris balancera loin toute Haine noire de ton bonheur.
Paraîtrait…
Paraîtrait…
Paraîtrait qu’la vie nous lasse,
Brisant nos lubies en masse.
Paraîtrait…
Paraîtrait…
Paraîtrait qu’le temps s’efface
A chercher nos rires en trace.
Paraîtrait qu’le ciel menace
Paraîtrait qu’l’orage nous glace
Paraîtrait qu’on se terrasse
Dans un sentiment d’audace
Paraîtrait que l’on s’efface
Par nos gestes pleins de grâce
Paraîtrait qu’on nous entasse.
[-]
Dans le temps…
Ptêtre pas le temps de faire,
Pas l’envie de mettre
Tous nos cris acerbes
Qui nous passe les chaînes
Sous nos coups de têtes,
Dévastant nos veines
Aux venins suprêmes.
A trop voir la vie triste et discriminée,
Placeras donc tu mon essence au chaud,
Allongé nu, le rire aux larmes d’Hadès, sous un cocotier.
Ptêtre pas la force d’admettre
Que la mort m’obsède
Que la fin m’accède
Aux funèbres haleines
Qui me souffle et freinent
Mes pêchers d’Eden
Dans le temps qui saigne.
J’ai trop bu d’amour à m’en éterniser,
Vis d’un temps aliéné,
Je couperai nos liens
Par nos âmes sur-brillantes de plaies refermées.
Paraîtrait qu’la vie nous lasse,
Paraîtrait qu’le temps s’efface,
Paraîtrait qu’on se prélasse
D’un futur sans joie tenace.
On vivra sur nos nuages,
Paraîtrait.
On criera loin de la rage,
Paraîtrait.
On coulera sur nos rivages,
Paraîtrait.
On fuira loin de l’orage.
V – YAMÉA

Yaméa, Yamé-Yamé-Yaméa(x3)
Yaméa, Yaméa, Yamé-Yamé-Yaméa
Tu t’lèves pas.
Si tous les jours se ressemblent,
Tu n’pleures pas.
Si le diable est dans ton sang,
Tu n’cris pas.
Si ton monde est à néant,
Tu n’dors pas.
Alors, Yamé-Yaméa…
Je rêve de toi.
Tu parcours tant d’obstacles à bout d’bras,
Tu soumets le noir au combat,
Tu tranches tes soupirs comme un roi…
L’abime de ton corps, tu briseras.
Yaméa…
N’sens-tu pas comme l’Humain est faible pour moi ?
Comme le futur n’est rien s’il ne t’a pas.
Alors, Yaméa, Yamé-Yaméa…
Ne tombe pas.
A trop voir dans l’avenir, je suis là.
Devant tes yeux noirs, je n’sais pas
Comment je pourrai t’enlever
Tes tristes idées de trépas.
N’pense pas
Aux matins qui seront sans toi.
La plus grande des guerrières s’appelle Yaméa
Un ange appelé trop vite au combat
C’est l’histoire de Yaméa,
Une part de sagesse et de courage,
Yamé-yamé-Yaméa.
J’te mérite pas.
J’connais rien à la vie,
Donc m’écoute pas.
J’sais juste que le monde
Vaut rien sans toi.
Tes sourires, c’est ton essence,
Ma yamé-yamé-Yaméa.
Ne pense pas
Que j’te hais si j’parle pas.
J’veux juste que tu m’apprennes
Le monde une fois…
Que tu vives à jamais,
Qu’tu résistes à ses bras,
Sans avoir à subir ce putain d’combat.
Yaméa, Yamé-Yamé-Yaméa(x3)
Yaméa, Yaméa, Yamé-Yamé-Yaméa
Les cloches sonnent,
Serait-ce la fin d’avant ?
Le ciel sombre et tonne,
Tu cours à travers le temps.
Qu’est ce que la vie est vaine !
Tu continus de courir, la fin t’entraine.
Je te vois au loin embrassant le soleil
Brisant le commun des mortels,
Criant l’amour contre la haine de sel,
Passant la veille dans les perles de ton sommeil…
Tu sommeilles…
T’endors dans les beautés de Palerme.
Ta face à terre, ton être frêle…
Tout ça n’est rien à côté de tes rêves.
Tu règnes en guerrière, et pour toi,
Yaméa, nous danserons à toutes les veilles.
C’est ptêtre pas à la force de tes bras qu’tu vaincras,
Ptêtre par tes cris qu’tu briseras
La force de tes yeux en pensant
Panser tes plaies dans l’néant
Espérant qu’ça suffira.
Tu t’accroches à l’avenir
En tirant le plaisir
Retenant tes supplices
Souriant les abysses
De tes yeux qui se plissent
Détenant le solstice,
Soumettant l’indicible
En fumant l’invisible.
Trop à parier,
La mort a marié
Le flot insensé
Du trop à penser.
Le temps a brisé,
La forge a laissé,
Ton arme est cassée,
Ton âme est tombée.
Tu lèves le passé,
Détourne le parfait,
Adosse l’insensé
Et perce tes moitiés.
Tu penses à penser,
Ta bouche est lésée.
Tomber c’est gagner.
Rester c’est laisser…
Yaméa,
A perdu son combat.
Yaméa,
N’a jamais baissé les bras.
Yaméa,
Cette guerrière sans foi ni loi.
Yaméa,
Toutes les nuits, pour toi, on dansera.
VI – Une Jupe et des Collants

Soleil ! Disparaît !
Un monde d’aubaines, échoué !
Tu marches, tu crèves. Rassuré !
Ton corps, du vin… Avorté.
J’ai pavané mes cris dans des fosses oubliées (Oubliées !)
J’ai posé mon lit sur tes yeux embués (Embués !)
J’ai crié à vie pour un futur à passer (Passé !)
Oubliant que le feu de tes armes en lambeaux n’était pas lancé
Je défile amer, sur toutes les rivières
Brandit en jachère, le chant des prières.
Je rêve de nos êtres qui brillent à paraître
Mais rien ne nous reste, si ce n’est l’averse.
Nos chemins nous bercent en deux antithèses :
Une danse dans les braises, une orée terrestre.
Je pars à revers d’un rêve à renverse,
Bascule en arrière, tes yeux disparaissent.
Une jupe et des collants,
Si le monde nous enterre,
Nous passe, lasse à face
Et nous fracasse.
Une jupe et des collants,
Si la vie nous enchaine,
Nous mène, jase à mal
Dans un pass-pass.
Un rêve et des aimants,
Pour attirer nos âmes,
Nos vies, crues et vagues
Qui nous délassent.
Si le vent nous emmène,
Ta vie est sans la mienne :
Repeint mon sourire,
Je répands toute ta grâce.
Un trop plein de soleil empli mes rêves,
Une fin de sommeil m’éveille au ciel,
Un saut dans le vide me prend et saigne,
Je dors sous tes yeux qui brulent de sel.
A ne pas juger le temps qui perle
Je suis un guerrier qui coud tes peines,
Je broie le désir à coup de pelle…
Nos vies étoilées, c’est toi qui daigne.
J’ai ptêtre pas prêcher mes veines
Dans le ciel de l’échec du règne
Qui me tend dans les flammes. Je
Cours sur des champs de miel
Qui me collent leur haine
Dans le dos sans peine à défaire
Mes rêves, tous éteint
Ereintés par ce putain d’soleil
Qui me tends et m’étire vers le Hel
A quoi bon se souvenir ?
Si le ciel nous bannis…
J’écrirai ma rage
A toutes nos abymes.
Une jupe et des collants,
Si le monde nous enterre,
Nous passe, lasse à face
Et nous fracasse.
Une jupe et des collants,
Si la vie nous enchaine,
Nous mène, jase à mal
Dans un pass-pass.
Un rêve et des aimants,
Pour attirer nos âmes,
Nos vies, crues et vagues
Qui nous délassent.
Si le vent nous emmène,
Ta vie est sans la mienne :
Repeint mon sourire,
Je répands toute ta grâce.
Une jupe et des collants,
Si le monde nous enterre,
Nous passe, lasse à face
Et nous fracasse.
Une jupe et des collants,
Si la vie nous enchaine,
Nous mène, jase à mal
Dans un pass-pass.
Pourquoi ne jamais faire ?
On pourra toujours se taire !
Oublier que vient l’Hiver.
Ma raison est « disparaître ».
Je me tends face aux vipères
Dégueulant sur mes prières
Leur venin à la lisière
De mes mots qui te caressent
Une jupe et des collants,
C’est ptêtre tout ce qu’il me restera.
Dans le froid, dans le soir, dans le noir,
Je repense à toi.
Un rêve et des aimants,
Pôles assemblés, tu me quitteras.
La première à la dernière,
Pour un après sans hier…
Repeint mon sourire,
Je répands toute ta grâce.
Et si demain est terne,
Nos sourires sont de lumière,
Arrogants dans un cimetière
Guérissant les fleurs d’hiver.
Réveillant le sang d’hier
Qui nous fait de balivernes,
Vagabond dans ses dilemmes
Dévorant nos yeux de laine.
Une jupe et des collants,
Si la vie nous enchaîne
Nous mène, jase à mal
Dans un pass-pass…
Repeint mon sourire,
Je répands toute ta grâce !
Un trop peu de courage empli mes rêves.
Une jupe et des collants, un rien me reste.
Un rêve et des aimants, mais rien ne presse.
Repeint mon sourire, j’oublierai toute ta grâce.
A trop rêvasser, j’en oublie tes perles dorées
Et tes mains intouchables englobées de blanc sacré.
Pour conclure ce discours où personne n’a parlé :
Ô toi que j’eusse aimé,
Ô toi qui le savait.
VII – INVISIBLE

Blanche… Je suis un con sans le savoir.
Tranche… Tous mes acquis de désespoir.
Flanche… Oublie le fond de tes cauchemars.
Envole-toi, plus loin, que les hivers de l’isoloir.
Danse… Je t’offre le beau de mes nuages.
Transe… Quand tu t’énerves le couloir… Et
Pense… Je n’suis qu’un con dans ton parloir,
Sors de mes rumeurs, parfum d’éther de mes écarts.
Tu sais… Y’en a des choses que j’comprends pas…
Quand tu t’lèves le soir, que tu cries face au miroir.
Tu sais… Moi non plus je n’le sais pas…
Comment briller, comment aimer, comment briser tous les éclats…
Je sais… Faire la moral c’est pas aidant…
Ca saigne, ça décroche, ça pend… Ca casse le temps.
Tu sais, moi non plus je n’comprends pas…
Pourquoi j’suis con, pourquoi je traîne, pourquoi je reste celui qui n’t’aide pas.
Passe tous mes pas rivés
Sur mon cas clivé
De mégardes innées par mon sang.
Oublie mon audace vidée
Des rafales saquées
Qui me font radier ton essence.
Je cours à recul, vanné des actions félées
Qui tendent à blesser mon clan,
A briser l’écran,
A saquer le vent,
A laisser l’avant…
Je cours, je traîne, je
Garde tous le ciel brisé
Par ces temps tissés
En soutane dressée méprisante.
Je crains les soupires aisés
Qui se donnent variés, laissant penser que tu mens.
J’ai peur de l’usure cannée des siphons zélés
Qui vendent le bon du méchant,
L’action du pédant,
Le cri du néant.
Je prie, Je mène le temps qui passe…
Demain s’évade par nos décades,
Demain s’éteint, Demain s’encastre,
Il cri la vie, s’écrit par triples strates.
Brade le futur plaqué, l’incertain brisé
Qui passe le temps qui tracte,
Le vent des lacs
Qui vident le sac
Des gens qui craquent
Par l’homme qui brasse le
Vent des mers
Trop amer
Qui s’énerve
Sur nos nerfs.
Passe l’hiver
Sous mon rêve,
J’suis qu’un con,
J’suis qu’un traître.
Sens l’ivresse,
La paresse,
Qui me tresse
De bassesse.
Rêve d’un monde
Téméraire,
J’suis qu’un con,
J’suis ton frère.
Blanche… Je suis un con sans le savoir.
Tranche… Tous mes acquis de désespoir.
Flanche… Oublie le fond de tes cauchemars.
Envole-toi, plus loin, que les hivers de l’isoloir.
Danse… Je t’offre le beau de mes nuages.
Transe… Quand tu t’énerves le couloir… Et
Pense… Je n’suis qu’un con dans ton parloir,
Sors de mes rumeurs, parfum d’éther de mes écarts.
Je sais que j’suis qu’un con
Que j’tourne pas rond
Que j’mène pas long
Pour tes questions…
Que j’touche le fond
Quand j’sens l’affront
Que j’suis qu’une pierre dans un typhon.
Que l’temps nous laisse
Que l’beau nous presse
Que l’or du reste
Réside en maître
Etripe nos êtres en temps de guerre
Qui passe nos cernes sous l’eau des cairns.
Tu sais…
Y’en a des choses que j’comprends pas…
Quand tu t’lèves le soir, que tu cries face au miroir…
Tu sais…
Moi la seule chose que j’te dis pas
C’est que j’t’aime,
Et qu’si demain l’décide
J’pourrai crever pour toi.
Blanche… Je n’suis qu’un con mais je le sais.
Tranche… Seul ton pardon pourra m’aider.
Flanche… Acquitte moi de mes coups fourrés.
Envole-toi plus loin que les pensées qui nous séparent.
Danse… Demain est beau, ça je le sais.
Transe… Nouveau guerrier dans ton armée.
Et pense… Même le plus con pourra changer,
J’fais l’serment d’te l’prouver jusqu’au jour où j’vais clamser.
Blanche… Oublie le fond de mes pensées.
Tranche… Tous les connards décomplexés.
Flanche… Envole toi sur cette canopée.
Ris de mes rumeurs, parfums d’éther de mes écarts…
Danse… Je suis le con qui lève les bras.
Transe… Milieu de piste, fin du débat.
Et pense… Même le moins bon a pu changer.
Donc pardonne moi…
Demain est beau…
J’vais te l’prouver.
VIII – J’AIME LA BASSE A LA BASE

Ris,
La magie opère
Dans le feu ? La mer.
Tu vogues dans les airs.
Tu jouis, à vie,
Des rites de poussière.
Enivre-toi, des rêves sans frontière
Qui te tentent à l’enfer
De faire dans le silence
Des vas-et-viens
A la taille de tes errances
Qui passe mes pas
Sans rater l’aisance,
Sans passer la danse…
Avance sans rien,
Le temps n’a qu’un sens.
Tu vois comme tout est plaisance ?
Navigue sans voile
Pour trouver l’aisance.
Ratisse la base
Du son des spasmes
Car :
J’aime la basse à la base.
J’aime la basse à la base (x2)
J’aime la basse
A la base
J’aime la basse à la base !
Pénurie céleste,
Les gens m’oppressent,
Leurs voix s’affaissent
Aiguise mes restes.
Ils crient leurs gestes,
Ecrivent leurs êtres,
Me tentent de faire
Des coups de maître.
Je dors sans cesse,
M’étire et teste
Le bruit des siècles
Qui coulent et versent
Le sang des lettres
Sans son ni vers.
Je crie au ciel :
J’aime la basse.
Je crois pas au sang,
Je pense plus aux gens.
Tu vies pour l’argent ?
Donc payes pour le vent.
La vie est si belle
Quand je vibre d’elle.
La base de mes doigts,
La basse de tes bras.
Tu restes en querelle ?
Vois les hirondelles
Qui passent leur éveil
A rire des merveilles
Je n’danse que par elles.
Je branches mes allèles
Car :
J’aime la Basse à la base !
J’aime la basse à la base (x2)
J’aime la basse
A la base
J’aime la basse à la base !
J’aime la basse à la base (x2)
J’aime la basse
A la base
J’aime la basse à la base !
Ça part de là
Je n’fais que ça
Quand je me noie
Dans mes trépas.
D’être en dehors
De mes efforts
Qui brûlent la mort
Et m’évapore.
Sans trop libérer mes démons d’papiers
Qui me tentent à rêver sans trop espérer
Car tu me blases
Car sans la basse
J’ai plus les bases :
J’aime la basse à la base !
Pense pas qu’les gens s’emmerdent
Quand le temps s’embelli des verbes
Qui me tordent sur le fer.
Je courrai ma vie
Sur les sentiers d’Eden,
Quitte à perdre les restes
De ma raison d’être une merde.
Tu penses tout savoir
Mais tu savonnes tes yeux,
Aveuglé par la beauté
Du temps fini qui t’obsède.
Entraines-tu autre chose
Que les aigües de la Haine ?
Pense au silence d’une basse
Car je l’aime à la base !
Palnik ? Palnik ? Ouai ?
Pourquoi tu t’énerves ?
Pourquoi ?
J’entends plus la basse de ta voix.
Comme ma maison sans le toi,
Comme Bruxelles sans bruxellois,
Comme une distrib sans courroie
Comme la basse quittant ta voix.
J’aime la basse à la base !
IX – LES AUTRES

Respecte les autres
En baissant ta visière.
Annonce le ton,
Tu brilles de colère.
Tu fonces, te vautre,
Réveillant tes mystères.
Je pense, tu jongles,
Je suis ta guerrière.
Avance et fuit,
Tu sens la détresse ?
Rêvasse la nuit,
Le jour est paresse.
Eveille la vie,
L’essence est tristesse.
Je suis l’envie,
Tu restes la bassesse.
Rêve que le temps s’énerve,
Que la vie s’rebelle,
Que les gens comprennent,
T’exemptent et
Pensent que la vie s’enchaine
Des idées sans gêne
Qui te poussent sans haine,
Dégueulant la pitié
De faire une risée de hyène
Une visée de règne.
Tu penses donc tu es
La merde qui nous coule du ciel
Qui nous prend nos rêves,
Les manges,
Les broie sans tiquer.
Tu troubles la routine,
T’évapores dans mes vapeurs.
L’obscure m’illumine
Par les saccades de ton cœur.
En tirant sur la cime
Du sapin qui me désigne.
En me laissant entraîner
Comme personne inachevée.
Je parcours le réel
A m’en percer les idées
La raison n’a pas d’aile
Le seul art est liberté.
J’ai subi le silence,
Il ne m’a pas écouté…
Me laissant dans cette danse,
Me privant d’exister
Je pense comme un schizophrène,
Je vis comme un schizophrène,
J’avance comme un schizophrène,
Je suis [-] schizo…
Tu entres au pas
Les gens te matent
Tu vises le bar
Ton âme te frappe
Je danse en toi
Et tu ressasses
J’arrête le temps
L’horloge s’efface.
J’ai ptêtre pas trop de rêves innés
Mon corps a ptêtre pas décidé
De tordre le temps et tes idées
Pour faire des gens désemparés
Je danse le soir désengorgé
Du vin, du sang de mes aînés
Qui passe à froid désabusés
Le trouble du fruit de mes pensées
Je me mens comme un schizophrène,
L’Autre est mon emblème,
M’élance dans le blasphème
Je pense, que je suis…
Je vies pour te faire oublier
Que l’ennuie n’est pas limitée
Qu’envie diffère de cécité
Qu’abyme se rêve par acuité
Soutiens la base de tes idées
Sublime et fixe sans pitié
Reviens au sens de destiné
Tu vis pour croire en mes projets
Rêve de fer
Envie de traire
Les nuits d’enfer
Qui rongent mes nerfs.
Je pense à faire
Le saut des airs
Des Autres qui crèvent
Epris du ciel.
Danse à l’envers
Tu coupes à revers
Le vent des commères
Qui tranchent dans le fer
Je pousse à travers
Le son des prière
Je cours dans une mer
DE !
Guidant tes gestes sans pitié
Passant l’automne désappointé
Ta vie s’écrit sans bégayer
Tes nuits chevauchent les entités.
Je couve à froid tes acuités,
Eveille en toi le comité
Des cris de haine trop refoulés
Déniant des cycles désavoués.
Trépassant la douleur des mots,
Fuyant l’ancien rêvant le beau,
Je crache le soir sur mes dévots :
Demain annonce un jour nouveau.
Tu vis en moi, tirant mes crocs,
Ouvrant la cage des cent taureaux
Qui brisent mon crâne de leurs sabots…
Me taire c’est faire cesser ces maux.
Le soleil n’est plus là,
Ton sourire se brisera
C’est le bon qu’tu vivras.
Pour l’Humain on pass’ra,
Toi et moi c’est l’aura,
Vie parfaite qu’on suivra…
Je serai ton chakra
Dans les rues d’l’Agartha.
Cesse de défaire
L’ordre du repaire
Qui me vénère
Dans ma colère
Je sens l’éther
De mes prières
Car (-)
Je suis !
Schizo (plusieurs fois),
Les Autres sont Schizos
Je pense comme un schizophrène,
Je ris comme un schizophrène,
Je danse comme un schizophrène,
Je suis !
Je pense comme un schizophrène,
Les Autres me font schizophrène,
M’élancent dans le blasphème.
Je sais, que je suis…
X – MONSTRES SACRÉS – INTERLUDE II

Pardon monsieur, la rue Gustave Flaubert s’il vous plait ?
Qu’est-ce que vous allez foutre rue Gustave Flaubert ?
Ça ne vous regarde pas monsieur.
Bah alors m’emmerdez pas, c’est tout ce que je vous demande !
Vous pourriez être aimable.
Et en quel honneur ?
De quel droit vous lui demandez un renseignement ?
Même dans la rue on peut plus avoir la paix maintenant…
Faut que vous veniez nous les briser jusque sur les trottoirs…
Y’a pas de renseignements, y’a pas de rue Gustave Flaubert, y’a plus rien !
Vous voyez pas que c’est un homme fatigué ?
Et laisse nous te dire que tu te prépares des nuits blanches…
A deux doigts du break…
Des migraines…
Des nervous breakdown, comme on dit de nos jours…
Ahah ! Bah arrivé un moment on pourra plus, ça c’est sûr…
Et alors là ! A force de jouer avec nos nerfs… Fragile et…
Et on en a beaucoup…
Alors s’ils pètent tous à la fois, ça risque d’abimer leurs petites gueules…
Mais pourquoi ? Qu’est-ce que j’ai fait ?
Y’aura pas de violoniste dans cette tour,
C’est une tour interdite aux musiciens,
C’est une tour sans gammes et sans arpèges !
On veut pas devenir dingue avec ton archet qui va grincer quatre heures par jour sur trente étages !
Mais où tu te crois connard ? Tu sais conduire ou quoi ? Pauvre con !
Pardon monsieur, je suis désolé…
Connard !
J’étais en train de discuter…
Mais tu te crois où pauvre con ?
J’ai un tout petit peu touché à votre rétroviseur…
Connard !
C’est terrible ce qui vous est arrivé !
De quoi ?
Je dis : C’est terrible ce qui vous est arrivé !
Espère de connard…
Sur la terre y’a quatre mecs sur cinq qui crèvent de faim…
Y’a ceux qui vivent dans les caves à cause des bombes…
Y’a ceux qui pourrissent du cancer et du sida dans les hôpitaux…
Y’a celles qui se font violer, par vingt cinq mecs en même temps,
Pour bien leur faire comprendre c’est qui le patron…
Et y’a toi, et toi il t’est arrivé une chose terrible !
On a touché à ton rétroviseur !
Connard !
C’est quand même pas moi ?
Qu’est ce que t’en a à branler d’un connard comme moi ?
Connard !
Pauvre connard !
Pauvre connard !
Y’a pas de gens méchants…
Y’a des gens bêtes,
Et c’est pas de leur faute hein.
Et y’a des gens qui ont peur,
Des gens qui ont peur et qui assument pas leurs peurs…
Ca c’est de leur faute.
XI – COLÈRE

J’bouffe tes artères, en colère colère colère
J’broies la misère, en colère colère colère
J’fume un cimetière, en colère colère colère
J’trie mes déserts, en colère colère colère
J’coupe mes éclairs, en colère colère colère
J’suis en colère…
Traqué, plaqué, lâché, laissé,
Buter, stressé, coupé, saqué.
J’passe toutes mes carences,
J’tasse toutes tes avances.
Priant que le temps d’un verre d’opium me casse la danse.
Fané, lassé, trié, cassé,
Inné, sauvé, récit taré.
J’traîne dans mes errances,
J’flippe dans ton aisance,
Rêvant d’éclater ton crâne
Dans un intense silence.
Ris, rêve, trip de mes appâts
Qui cassent le fond de tes doigts.
Je prendrais les armes pour t’embrumer
Au son de ma voix.
Traque mes mots doux dans les cimetières,
Terre ferme,
J’hack le dégout dans des civières,
Parle pas,
J’pose des rebuts à des chimères,
Tombe pas…
Rêve que l’asile ne me prenne pas,
Pense pas,
Ris pas,
Jouis pas,
Tombe pas,
Pleure pas,
Gît pas,
Gît là,
Fixe la,
Tue la…
Juge toi [-]
Pleure pas [-]
Tue moi…
Ris, rêve, trip de mes appâts
Qui cassent le fond de tes doigts.
Je prendrais les armes pour t’embrumer
Au son de ma voix.
Coupe le dégout, bref.
Casse les oublies, rêve.
Sens le supplice d’airs
Qui me terrasse, j’crève.
Prie les abysses frêles,
Brule Anubis, traine
Contre les démons d’merde
Qui manigancent, fiel.
Trêves de courroux vrais,
Place au dégout, prêt.
Tranche mon ajout d’airs
Dans des à-coups d’terre.
Pense aux souffrances ternes
Qui nous immole d’fer.
Passe aux aisances
Qui nous prient et nous attrapent.
J’sens l’cri court
De ta voix
Qui bourre Naraka.
Soutiens mon adage :
Eclatons peu fier le bruit de nos akas.
Rêvons peu mais fiers dans nos adéquats.
Embrumons l’hiver, ta carotide se brisera sous mes doigts,
Saqué j’suis lassé du temps d’merde qui nous accule de tout endroits.
Brillons d’une seconde,
Traquons terrassés
La pitié dépitée
D’leurs putains d’cris de joie.
Traqué, Plaqué
Ptêtre que ma colère s’étire et baigne…
Je prends le temps de mes ancêtres
Pour faire l’arène de mes arrières.
Je prends le Nord, je tire, tu saignes :
Soupire d’effroi, je brise tes veines,
L’âme d’un couteau dans ton sommeil.
On m’a :
Traqué, Plaqué, Lâché, Laissé, Buté, Stressé,
Coupé, Saqué, Fané, Lassé, Trié, Cassé.
On m’a :
Traqué, Plaqué, Lâché, Laissé, Buté, Stressé,
Coupé, Saqué, Fané, Lassé, Trié, Cassé.
Terne [-] Silence
Qui berne mon aisance
De flemme qui panse
L’arène de mon alliance.
Je traîne d’avance
Dans la quête de l’immense
Qui crève mon idylle rance.
Cri, guène, freine
Les oublies de nos outrances
Qui tracent nos silences
De sexe d’arrogance.
Je prends ta quittance.
[-]
Saigne mon avance
Dans une terne marre de sens.
[-]
Tranche notre alliance
Avant la décadence.
XII – COLOMB DE THANATHÉE – INTERLUDE III

Tout,
Puis plus rien…
Le noir.
Incapable de vouloir,
De pouvoir…
D’abord la vie,
Et le désespoir…
Tout qui s’écroule…
Au revoir.
Fraction insignifiante de la vie,
Moment qui s’étale à l’infini…
Une soirée, une route, un virage…
Lui, la fin et son image…
D’abord la peur et l’incompréhension,
Des doutes, des gens puis des questions…
La nuit, la lumière et l’ambulance…
Une réponse, et fin de la danse…
XIII – CONTRAIRES


Je suis comme le Roi d’un pays pluvieux,
J’ai plus de souvenirs que si j’avais mille ans.
A m’assoir sur un banc, cinq minutes avec toi,
Patientant que la Haine nous foudroie.
Espérant et rêvant que minuit me suspende
Dans des flots clôturant mes émois.
J’passe ma vie à chercher mes erreurs du passé
Mais tu sais, j’peux rêver : la raison m’a chassé
Dans des bois délaissés où je crève éreinté.
Par des voix aiguisées méprisant mes pensées.
Laisse,
J’remets à d’min c’que j’ai fuis hier.
Mais tu sais, ptêtre que c’est l’soleil qui nous met des œillères.
J’en sais rien… Moi aussi j’suis flippé par minuit et par mes tristes prières.
Tout ce que je sais réside en deux ou trois bouquins de Baudelaire,
J’ai pas pu finir l’dernier parce que j’préfère rêver en solitaire…
Apeuré sous un ciel étoilé,
Priant les astres pour annuler les souffrances d’hier.
Mais ferme ta gueule… On est déjà allés loin.
Hier encore on flippait de n’pas trouver l’bon ch’min.
Ouais mais arriver et avancer c’est pas la même chose…
Tu t’es jamais dis que demain n’serait pas tout rose ?
Que crier et exister n’suffisent pas à une prose ?
Mais tu sais, j’en ai plein d’autres des questions…
Des tordues, intriquées dans des tissus d’vieux songes…
Mais moi c’que j’me dis pour exister c’est qu’nos vies ne sont qu’des putains d’mensonges.
Je suis comme le Roi d’un pays pluvieux,
J’ai plus de souvenirs que si j’avais mille ans
Avec la triste voix d’un fantôme frileux
Et lance vers le ciel un affreux hurlement.
L’âme d’un vieux poète erre dans la gouttière,
Qui s’acharne toujours sur mes morts les plus chères…
Il n’a su réchauffer ce cadavre hébété
Sur la ville et les champs, sur les toits et les blés…
Alors oui, c’est ptètre hier qui nous a baigné dans le blasphème,
Mais tu sais, moi j’crois pas qu’ce soit la vie qui nous gouverne,
Soit l’Silence qui nous refreine, soit la mort qui nous apprennent
Que le monde n’est qu’une place pour un système de merde…
J’tai suivi depuis l’début bouffé par nos faux rêves…
Aujourd’hui j’tombe dénue chaque jour bouffé par la Haine…
Alors pourquoi continuer à triper dans des abysses de fumées et d’ébènes
Espérant que nos errances nous crèvent…
Lève-toi camarade, on brisera Naraka,
Levons nos croisades, on fuira loin de ça,
Prions tous les astres, pour crier nos effrois,
Brisons nos arcades, nous deviendrons les Rois.
Tirons nos épées pour finir ce combat,
Traquons nos idées pour éclairer nos voix,
Sortons nos adages pour rétablir nos voix,
Nous sommes vos contraires, vous n’avez plus le choix !
Je suis comme le Roi d’un pays pluvieux,
J’ai plus de souvenirs que si j’avais mille ans
Avec la triste voix d’un fantôme frileux
Et lance vers le ciel un affreux hurlement.
L’âme d’un vieux poète erre dans la gouttière,
Qui s’acharne toujours sur mes morts les plus chères…
Il n’a su réchauffer ce cadavre hébété
Sur la ville et les champs, sur les toits et les blés…
On finit encore par s’torturer
C’est drôle comme nos espoirs sont terrifiés,
Comme nos idées sont des restes fanés,
Comme une étreinte de cadavre trop brisé
Par une vie qui nous a pourtant tout donné.
Mais ferme ta gueule,
J’ai conscience que j’ai pas d’légitimité,
Que j’suis le plus chanceux des connards angoissés,
Pourtant y’a comme une voix agacée
Qui m’empêche d’exister,
Qui réveille tous les soirs
Mes démons sur des feuilles de papiers.
On est des contraires,
Ouai je crois.
J’crois qu’on s’complète et qu’on dviendra les rois.
Ouai, on est des contraires,
Ils n’ont plus le choix,
Ils sont toujours là.
Ouai, on est des contraires.
Ils n’ont plus le choix,
Ils sont toujours là.
Palnik & Lewa ont frappé,
Prenez vos armes, c’est vous les rois.
Tu t’attendais à avoir une partie sur l’dernier couplet ?
Mais au final tu vas rien dire, tu vas juste m’écouter
T’remercier d’m’avoir suivi malgré mes erreurs névrosées,
Malgré mes tares débridées de connard refoulé.
On a créé un d’min et même le soleil n’pourra pas nous arrêter.
Palnik & Lewa sont nés, ils n’créveront jamais,
L’étendard est dressé,
Maintenant à toi d’écrire ce dernier couplet.
A m’asseoir sur un banc cinq minutes avec toi
Patientant que leurs yeux nous pourvoient.
Espérant calmement que ces rimes entêtantes
Illuminent le navire de nos choix.
On a tu le passé
Dans nos antres enfermés
Se prenant à rêver
De leurs voix enlacées
Déjouant les pensées
De nos ciels abimés,
Nous laissant tutoyer
Ces étoiles déguisées
Par nos vies altérées
Reflétant ces couplets.
On est des contraires,
Ouai je crois.
J’crois qu’on s’complète et qu’on dviendra les rois.
Ouai, on est des contraires,
Ils n’ont plus le choix,
Ils sont toujours là.
Ouai, on est des contraires.
Ils n’ont plus le choix,
Ils sont toujours là.
Palnik & Lewa ont frappé,
Prenez vos armes, c’est vous les rois.
ET MERCI <3
Crédits :
Auteurs/Compositeurs/Interprètes : Palnik & Lewa
Management/Interprète/Backs/Chœurs/Harmonica : Philou Toledano
Enregistrement/Mixage/Mastering : Chami Dolto
Accompagnement audiovisuel : Rosa Lerooy
Graphisme/Pochette/Identité visuelle : Carine Patureau
Pochette : Karine Maillard
Remerciements :
Palnik & Lewa tiennent à remercier : Philou Toledano pour sa confiance, sa motivation et sa patience. Il est et demeurera un managueur de qualité supérieure, et bien plus. Jules Duteil pour ses conseils, nos discussions, sa vision artistique et la réalisation de nos clips. Merci d’avoir été la première moitié à nous faire confiance, et à bientôt pour plus. Rosa Lerooy pour sa non-patience, ses coups de pieds au derrière et la réalisation de nos clips. Merci d’avoir été la deuxième moitié à nous faire confiance. Chami Dolto pour être un humain calme qui a la patience de nous supporter pendant les heures d’enregistrements, pour ses conseils précieux et pour son investissement dans ce projet. Carine Patureau pour ses conseils graphiques et son investissement dans le projet. Et toutes les personnes nous ayant soutenu de près ou de loin depuis le début, merci beaucoup !
Palnik tient à remercier : Pierre, Joanna et Kemar pour leurs précieux conseils et leur amitié. Jade, Nastasia, Marie B, Vincent, Margaux G, Cyril, Martine, Tito, Véro, René, Mumu, Clara, Mok, Louis, Léa, Karine, Cécile, Justine, Valoche, Paulo, Léo, Charlotte J, Karine D, Pascal, Erick D, Loïc, Mélou, Juliette, Lucie, Séverine, Olivier et Gauvain.
Lewa tient à remercier : Palnik pour sa confiance, Chami pour son oreille, mon père, ma mère, ma soeur, ohoh ce serait le bonheur, Cédric, Romain, Gaëtan, Dubs, JB, Tonio pour la force et les encouragements, Clara pour les coups de main, Karine et Pascal.
Philou tient à remercier : mes parents de m’avoir mis au monde, sans eux Palnik et Lewa n’auraient jamais eu un manageur de si grande qualité. Je remercie également tous les gens qui nous suivent et nous soutiennent dans ce projet. Carine pour réussir à me supporter au quotidien. Yules et Rosa pour leur soutien et leur expertise sans faille, Chami pour sa patience et son accueil, Palnik et Lewa, évidement pour me faire rire et rendre cette aventure aussi agréable qu’exaltante.